Démarche de communication non-violente inspirée notamment de l'expérience de Marshall Rosenberg

 

1) Qu'est-ce qui, dans les paroles ou les actes d'autrui, contribue ou non à notre bien-être? Quels sont les faits que nous apprécions ou n'apprécions pas?

Enoncer ces observations en s'efforçant de ne pas mélanger faits et interprétations, et d'y mêler des jugements moralisateurs. Ces derniers peuvent en effet attiser des réactions de défense et de résistance chez ceux-là même dont le comportement nous importe, ou peuvent pousser l'interlocuteur à se comporter conformément à nos valeurs par crainte, culpabilité ou honte.

 

2) Qu'est-ce que nous ressentons en présence de ces faits?

Tâcher d'exprimer clairement nos sentiments réels.

 

3) Quels sont nos désirs, besoins ou valeurs à l'origine de ces sentiments?

Les paroles et les actes d'autrui peuvent être un facteur déclenchant, mais jamais la cause de nos sentiments. Au lieu de blâmer les autres pour les sentiments que nous éprouvons, en accepter la responsabilité en les reliant à nos propres besoins, désirs, attentes, valeurs ou pensées. Les jugements que nous portons sur les autres sont des expressions détournées de nos propres besoins insatisfaits.

 

4) Demander à l'autre des actions concrètes qui contribueront à notre bien-être en satisfaisant nos besoins, tout en montrant que nous tenons aussi à ce que ses besoins à lui soient satisfaits.

Dire ce que nous voudrions, plutôt que ce que nous ne voudrions pas, sinon notre interlocuteur ne sait pas ce qui est vraiment demandé et, de plus, les demandes négatives risquent de provoquer une réaction de résistance.

 

5) Vérifier que nous nous sommes clairement exprimés, que notre message a été reçu comme nous le voulions.

 

6) Ecouter les sentiments que notre affirmation a provoqués en autrui. Face à un refus, ne pas tenter de persuader l'autre avant d'avoir écouté avec empathie (c'est-à-dire en essayant de ressentir ce qu'il ressent) ce qui l'empêche de répondre favorablement à notre demande, car nous souhaitons qu'il le fasse de son plein gré et qu'il comprenne que nous nous attachons en premier lieu à la qualité de notre relation.

 

7) Souvent, notre interlocuteur n’est à même de nous écouter qu'une fois qu'il se sent compris. Chercher donc sincèrement à percevoir les faits qu'il observe, ce qu'il ressent, les besoins qu'il éprouve et sa demande. Se mettre temporairement à la place d’autrui et essayer de voir le monde à sa façon. Refléter dans nos propres mots le message d’autrui afin de vérifier et de montrer que nous l’avons bien compris. Nous lui donnons ainsi l'occasion d'explorer ce qui se passe au tréfonds de lui-même et de l'exprimer.

Etre disposés à remettre en question nos opinions, nos attitudes et/ou nos valeurs suite à ce que nous entendons.

 

8) Les compliments sont souvent des jugements d'autrui, tout positifs soient-ils, et ne nous renseignent pas beaucoup sur le vécu de la personne qui les exprime, c'est-à-dire sur ce qu'elle ressent et sur ses besoins qui ont été satisfaits. Par ailleurs, lorsqu’une personne exprime un problème, tout compliment constitue pour elle un obstacle. Les personnes malheureuses ou déçues d’elles-mêmes ou des événements de leur vie, voient toute évaluation positive comme une négation de leurs véritables sentiments du moment.

 

9) Il nous arrive de nous fâcher contre une personne parce que nous sommes de mauvaise humeur, mais pour des raisons qui ne la concernent pas. Pour tenter de prévenir cela, se poser des questions sur l’origine de nos états d’âme.

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