Pratique de la musique selon Angélique Fulin

 

● Il s’agit tout d’abord pour tous, adultes et enfants, de pratiquer régulièrement l’écoute spécialisée (« musicienne ») des sons variés de notre environnement. Nous devons aussi être conscients des sons, filtrés et atténués par les tissus maternels, que nous faisons entendre aux fœtus.

 

● Le fait d’avoir l’habitude de chanter des comptines traditionnelles originelles pour jouer avec un bébé sur les genoux ou pour l’endormir, est intéressant pour son éveil musical.

 

● Un jeu peut consister pour chacun, après l’écoute de sons lors d’une promenade par exemple, à tâcher de reproduire pour les autres personnes, avec un objet de notre choix ou à la voix, un son parmi ceux que l’on a entendu et que l’on a fait l’effort de retenir en l’intériorisant. Cette reproduction est une garantie d’une bonne intériorisation. Puis on va tâcher d’améliorer ce que l’on a intériorisé pour le restituer à nouveau, mais embelli. On peut faire cela en créant nous-mêmes un instrument de musique. On rentre ainsi dans la construction, dans la création, c'est-à-dire dans l'art, puis dans l’offrande aux autres.

En rassemblant les restitutions embellies de chaque personne, on peut créer une partition en inventant une symbolisation qui donne une idée de la durée, de la hauteur (aiguë, grave) et du caractère (sec, entouré d'un halo sonore) des sons intériorisés, ainsi que des silences. Montrer ensuite aux enfants différentes partitions (après qu'ils aient inventé la leur).

 

● Il est cependant souhaitable que le chant soit tout d’abord, aussi bien pour les adultes que pour les enfants, qui ne chantent ainsi jamais « faux », quelque chose d’improvisé. S’amuser par exemple à improviser des chants pour raconter aux autres des histoires. Il est par la suite intéressant de faire un effort de mémorisation de ce qui a été improvisé, afin d’en vérifier le degré d’intériorisation.

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